Ils squattent les parcs


 

 

2017, drapeau, objets africains poncés, catalogue découpé

« Ils squattent les parcs » est le titre d’un article de Valérie Duby paru dans le journal Le Matin du 14 août 2017. La journaliste nous y explique que les migrants, principalement d’origine africaine, squattent les parcs, insistant sur la proximité des palaces, donnant la parole à de nombreux employés municipaux mais jamais aux migrants. L’article est illustré par des images de Christian Bonzon, montrant des personnes sans-abri surprises dans leur intimité, l’un nu, d’autres autres dans leur lit de fortune.

Au 18ème et 19ème siècle, les cotonnades imprimées de motifs répétitifs importées d’Inde sont copiées par des marchands européens. Interdites en France, les « indiennes » sont alors produites en Suisse par des huguenots installés principalement à Genève et Neuchâtel. Les revenus sont tels qu’ils contribuent à solidifier l’économie du pays. Si une partie de ces tissus est destinée au marché européens, ces imprimés constituent 80% de la valeur des bateaux négriers en partance pour l’Afrique. Les tissus de traite sont vendus ou échangés contre des esclaves, eux-même vendus aux Amériques contre des produits coloniaux tel le coton, c’est le commerce triangulaire. La Suisse n’ayant pas directement fait commerce d’esclaves ni possédé de colonies, a tout fait pour minimiser son implication dans le commerce triangulaire. De nos jours, outre les activités bancaires la Suisse est le centre mondial du trading de matières premières comme les céréales et le pétrole, et le 2/3 de l’or extrait dans le monde transite physiquement par le pays.

Le drapeau reprend un motif d’indienne réalisé à Neuchâtel au 18ème siècle. Les objets africains anciens ont été entièrement poncés afin de retirer la patine. Le catalogue présente les masques de la collection Barbier-Müller, tous les masques ont étés découpés, la page de garde couverte de feuille d’or 22k